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  • Les capacités des matériels informatiques

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    Les capacités des matériels (mémoires de masse) informatiques

    Travaillant dans l'informatique depuis de longues années, j'ai pu observer toute l'évolution des disques durs ; je ne saurais compter j'ai pu en acheter. Mais ces derniers temps, je constate avec amertume que leur capacité effective est de plus en plus aléatoire. Là où se trouve le paradoxe, c'est que l'informatique est une science exacte. L'information est numérique, précise et l'erreur sur les calculs est connue et quantifiable.

    Mais quel paradoxe !

    Lorsque j’achète un disque dur dont la capacité est indiquée comme étant de 500 Go, je me retrouve, après formatage, avec un disque dur de 480Go. Dans un autre cas, un disque dur de 160 Go me donne 140Go, 120Go ou même 149Go !

    D'autre part, on connaît les équivalences octet/kilo-octet : 1 Mega-octet = 1024 Kilo-octets. Or il se trouve que les fabricants jouent sur cette définition, pire encore il ne la respecte pas. Certains affirmeront que 1 Mo = 1000 Ko, d’autres que 1 Mo = 987 Ko. Mais cela les arrange bien puisqu'au final c'est vous qui êtes perdant ; plus on baisse la valeur du 1024 ko de base, plus la capacité effective diminuera.

    C'est très original, on va dire que l'achat de tout disque dur est entaché de phénomènes aléatoires.

    Si vous habitez en suisse, vous devez connaître la pub Migros : Chez Migros, vous en avez toujours plus pour votre argent. Et bien là c'est le contraire : Chez les fabricants de disques durs, vous en avez toujours moins... Imaginez vous juste la caissière qui ouvre le disque dur pour en enlever certains plateaux, quelle parodie !

    Illustrons tout ça : avec certains disques durs de 300 Go, j'ai réussi à me retrouver avec 228 Go après formatage. J'aurais mieux fait d'acheter un disque dur de 250 Go, histoire de ne pas trop dégarnir le porte-monnaie. Ce que les fabricants on réussi à faire passer ce micmac comme une réalité, les gens s'en sont accomodé. Ne rapportez pas votre disque dur au magasin, on vous répondrait comme on m'a répondu : Mais mon cher monsieur, c'est dû au formatage, c'est tout à fait normal.

    Alors, publicité mensongère ? Bien sûr que non vous répondront nos chers avocats avec leur foi inébranlable en la suprême vérité... Reste que par analogie:

    Cette situation pourrait se comparer à la situation où vous trouveriez dans le cas où un fournisseur de carburant, au lieu de vous vendre de l'essence ou du gazole au litre, vous le vendait uniquement en fonction du nombre de kilomètres que vous voulez parcourir. Or le vendeur ne tiendrait compte ni du type de votre véhicule, ni de l'itinéraire, ni du genre de conduite qui est la vôtre. C'est ainsi que selon les cas de figure, vous ne pourriez parcourir avec votre véhicule que la moitié du nombre de kilomètres que le vous auriez achetés au fournisseur de carburant.

    Quel dommage ! Pourquoi ne pourrions nous pas abandonner le système décimal pour un système octal, histoire de pouvoir aussi jouer sur les définitions ; on est bien dans l'ère du tout numérique, non ?

    Pour mieux nous embrouiller

    Vous connaissez tous les restriction budgétaire et l'optimisation outrancière de nos entreprises. Bien que ça soit déroutant, il semblerait bien que cette pratique soit bénéfique pour nos disques durs. Depuis cette année 2007, certains d'entre eux sont déclarés comme ayant une capacité de 120 Go et possèdent, après formatage, une capacité de 122Go. Alors dois-je me remettre en question ? Ah, serait-ce de bonnes résolutions pour la nouvelle année ?

    En fait pas du tout, les disques durs de 120 Go ne sont plus produits, il utilisent des disques d’une capacité de 160 Go, qu’ils limitent à 120 Go. Hé, ça leur coûte moins cher ! D'ailleurs en parlant de ça, il vous suffit d'observer les différences entre les disques durs qui sont fabriqué aujourd'hui et ceux qui l'étaient il y a 6-7 ans : trois fois moins de pièces et parmi elles aucune de facture complexe, réduction de coûts oblige.

    Du disque dur au DVD

    Avec la sortie des disques Blue Ray, les fabricants viennent de diminuer encore la valeur réelle du méga-octet: elle devrait se situer aux alentours de 900Ko.

    Quant-aux DVD de 4.7 Go, ils ne donnent en réalité que 4.35 Go. Néanmoins est-ce que les fabricants pourraient proposer des DVD de 4.7Go ? Oui, parfaitement. Pour preuve, le fabricant Prodisc propose des DVD de 4.7Go réels. En réalité, ils ont une capacité de 4.9Go et ils n'en restent pas moins compatibles avec tous les modèles de graveurs DVD.

    Ce fabricant a apporté au disque une modification très simple : il a diminué le pas de la spirale, ce qui amincit l'espace libre entre deux spires. Cette modification a pour conséquence l'allongement de la longueur totale de la spirale sur la même surface.

    Pour finir voici ce que je voudrais voire arriver

    De nos jours, lorsque vous achetez un disque dur, il porte l'indication d'une capacité de 500GB.

    Ne serait-il pas plus simple et commode pour tout le monde que cette indication reflète la capacité réelle du disque dur, et non une valeur théorique, et que la capacité réelle d'un disque dur vendu pour contenir 500Go ne soit plus en fin de compte fantaisiste et imprévisible, comme par exemple 450 Go ou 428 Go ?

    Avec une mention, cette valeur peux varier de 10Mb suivant le système d'exploitation...

    Sur une telle base, le calcul du prix est facile.

    Voici la formule à appliquer : prix du Go = prix total divisé par la capacité du disque dur en Go.

    218€ / 500Go = 0.436€ Valeur théorique.

    218€ / 450Go = 0.484€ Valeur réelle.

    80€ / 250Go = 0.322€ Valeur théorique.

    80€ / 228Go = 0.350€ Valeur réelle.

    Une autre histoire de taxe

    Les autorités fiscales ne tiennent pas compte des subtilités des fabricants. La taxe est donc évaluée sur la capacité annoncée par le fabricant. Résultat, on en a encore moins pour notre argent...

    Que faire ? Chaque pays possède une multitude d'associations pour la protection du consommateur. Etrangement ces associations raffolent surtout des sujets très médiatiques, elles laissent bien souvent de côtés de problèmes bien plus structurels. Bah, il faut bien faire parler de sois, les sujets médiatisés ça rapporte toujours plus.

    Mais qu’attend donc l’association Que Choisir pour agir ?



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