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  • Le fisc: Une faute insensée

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    DJ-Warrior

    C’était un matin, après une longue nuit de travail comme DJ… Être DJ, ça rapporte bien plus que mes créations musicales. Eh oui, je suis musicien ! Donc, ce matin de janvier, la police débarque chez moi avec un ordre de saisie, car prétendait-on, je n’aurais pas payé des amendes que l’on m’aurait envoyées durant de nombreuses années…

    Ils m’ont tout saisi ou presque. En fin de compte, il ne me restait plus rien, même plus mon gagne-pain (un studio audio professionnel d’une valeur d’environ 200'000 €). J’ai tenté de m’opposer à cette saisie, mais je n’ai aucun avocat de famille. Ma tentative s’est soldée par une nuit en prison. Même ma voiture a été saisie, de telle manière que pour rentrer chez moi ce fut une marche interminable, je n’arrivais pas à y croire. J’ai commencé par appeler mon ex-femme afin de lui demander des comptes, mais elle ne semblait pas savoir de quoi je parlais. Puis j’ai commencé à lire le document que l’on a voulu me remettre par sympathie après qu’un policier m’eut tenu fermement par le bras. Car c’est là que l’affaire s’est précipitée : je lui ai décoché un coup de pied. Ensuite, c’est devenu plus compliqué. En somme, il semble que j’aie eu de la chance de n’être passé qu’une seule nuit à l’isolement. J’ai commencé à lire les documents et là une chose incroyable m’a sauté aux yeux. J’habite Avenue du Prêtre 3A, et la saisie était décernée à une personne portant le même nom que moi mais habitant Route du Prêtre 3A. Heureusement, l’huissier est revenu car il avait oublié je ne sais quoi. Par malheur, la police l’accompagnait. J’ai commencé gentiment à discuter avec lui, mais il n’a même pas fait signe de m’écouter, et a simplement répondu ainsi à mes réclamations : « il fallait prévoir cela avant en payant vos dettes… Et d’ailleurs, rien ne vous empêche d’envoyer une lettre de protestation… »

    C’est à ce moment que je lui indique qu’il s’était trompé d’adresse : « ici c’est l’Avenue, non la Route ». Mais de nouveau le policier me prend par le bras et me dit : « Du respect, Monsieur ». Je rétorque : « Il s’est trompé !!! »

    Sur ce, il me tape dans les jambes. Je ne sais comment, je me retrouve à genoux. À ce moment, je me fâche pour de bon, je saisis la main du policier et la tire. Dans la seconde qui suit, deux autres policiers arrivent et me mettent en joue avec leur arme. Le premier policier leur dit que j’ai tenté de lui voler son arme et que je l’ai menacé…

    Ils m’embarquent pour la seconde fois avec eux. Cette fois je passe trois mois en prison et deux mois en travaux d’intérêt général, pour obstruction et agression avec tentative de je ne sais quoi… L’huissier ne m’a pas oublié durant la condamnation. Et le juge a dit qu’il fallait faire un exemple…

    Cela m’a calmé, mais pas totalement. J’ai décidé de prendre un avocat. Comme je n’avais pas de moyens financiers, j’ai dû remplir une demande d’assistance judiciaire. Après presque six mois d’attente, mon dossier fut refusé. La raison en était qu’il n’était pas assez fourni. J’ai écrit quelque 400 lettres, toutes sous pli recommandé, pour expliquer qu’ils s’étaient trompés d’adresse. Mais je n’ai jamais rien reçu en retour. Après deux ans de travail sans résultat probant, une idée me fut présentée de la part du créateur de ce site :

    « Pourquoi ne vas-tu pas voir la personne qui est à l’origine de tous tes problèmes, Monsieur X, Route du Prêtre 3A ?

    Ce que je fis. Mais rien ne s’est passé comme il aurait fallu. Il n’a même pas daigné me parler, ni voulu dire à l’huissier qu’il s’était trompé d’adresse.

    J’ai appelé l’huissier pour qu’il constate les faits. Mais rien à faire : l’huissier a porté plainte contre moi. Avec mon casier judiciaire déjà bien chargé, j’ai l’interdiction de m’approcher de lui à moins d’un Km.

    Mon ami me dit : va voir le policier qui est venu (à l’appartement) : tu lui présentes tes excuses et lui montres ce que tu as. Mais le policier était en mission. Son chef avait entendu parler de moi : nous nous sommes assis dans son bureau. J’ai écouté un sermon d’une demi-heure. Et là, je lui sors tous les documents. Il me répond que ce n’est pas son problème et me prie de sortir de son bureau. Je refuse et lui dis de simplement regarder, puisque pour ma part, je l’avais bien écouté pendant trente minutes. Lorsqu’il porte la main au téléphone, je l’en empêche et lui dis : regardez juste ceci, et si j’ai tort, j’accepte de retourner en prison si vous estimez que c’est juste. Il me répond : vous avez 2 minutes et après vous partez, sans esclandre !

    Je lui montre le document de la saisie et lui présente une facture de mon logement. Aucune réaction, je le somme de lire a haute voix. Maintenant, je vois dans ses yeux une lueur d’interrogation. Il commence à bégayer, et me dit « permettez- moi d’appeler une suppléante, pour vérifier vos informations ». Après 4h d’attente, il me dit qu’effectivement j’ai raison, et qu’il y a indiscutablement une erreur.

    Il convoque l’huissier et commence à discuter avec lui en ma présence. L’huissier répond que ce n’est plus son problème : mes biens ont été vendus aux enchères mais le prix qui en a été obtenu ne couvrira pas même 10% des dettes !!! Mon matériel d’une valeur proche des 200'000 € a été vendu à une valeur de 10'000 € car il est trop spécialisé et a été modifié, ce qui le rend presque invendable. À ce moment, je me fâche. Mais lorsque j’ai vu que la suppléante portait la main à son bâton, je me suis vite calmé : le souvenir douloureux de son dernier contact était encore tout vif dans mon esprit.

    Deux semaines passèrent. La justice m’envoya une lettre mentionnant qu’effectivement il y a eu une petite erreur et que la somme de la vente de mon matériel me serait versée à ma convenance. Mais à ce prix-là, je ne peux même pas trouver une table de mixage numérique d’occasion. La police me conseilla de porter plainte, mais la vérité est que je suis ruiné : de cela, personne encore ne s’en est rendu compte, puisque dans ce document, je suis mentionné comme un célibataire, alors que je suis marié et dois payer une pension à mon ex-femme.

    Cela fait 5 ans que j’attends que la justice me rembourse ma vie. J’ai bien tenté de faire annuler la vente de mes biens : mais que de documents à remplir, et mon nouvel avocat a fait la preuve qu’il était vraiment stupide : il avait oublié durant une année de me donner le chèque qui m’avait été alloué pour les désagréments. J’ai eu quelque 50'000 €, mais j’attends toujours le reste.

    Voici la morale de cette affaire.

    Lorsque l’administration se trompe, le gouvernement ne se donne pas la peine de rétablir la vérité le plus rapidement possible. Par exemple, je suis toujours interdit bancaire. Un matin de janvier 2000, un huissier peu scrupuleux fait mal son travail : il saisit la mauvaise personne et l’envoie en prison. Cette personne perdra 2 ans dans les procédures juridiques pour finalement se retrouver avec 60'000 € de dédommagement après 5 ans. Ce monsieur exerce toujours et n’a reçu aucun blâme. Il n’est même pas allé en prison pour avoir menti. Idem pour le policier, qui a mal interprété mon action. J’ai à présent un casier judiciaire et un mal fou à trouver un job. Mon ex-femme a porté plainte contre moi pour non-paiement de ses indemnités, et la justice m'a reconnu coupable. Mon appartement a été saisi. Pour cette procédure, ils ne se sont pas trompés de personne. Ma vie est détruite et je suis SDF.

    Finalement je ferais mieux de commettre un délit et de retourner en prison, car là j’étais payé, on me donnait manger à ma faim et je dormais dans un coin sécurisé.



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